De l’étranger, l’université française manque de lisibilité…

par Claire Berthelemy Le février 7, 2011

23 Réactions
facebook share mail email A+ A-

À propos de l'auteur

Après quatre ans de journalisme médias internet, papier et radio, j'ai débarqué dans la soucoupe. Dans mes valises : un brin d'études de médecine, une licence de sociologie et d'anthropologie à Paris 7 Diderot et un master Pratique de l'Inter-Disciplinarité à l'ENS Paris. Twitter : https://twitter.com/CBerthelemy


Sur le même sujet

La loi relative aux libertés et responsabilités des universités ou LRU, au lieu de donner à l’enseignement supérieur français une meilleure lisibilité à l’international, plonge d’abord le système dans une lutte concurrentielle aux subventions et dans la chasse à l’entreprise privée.

Les failles soulignées dans un rapport du comité de suivi de la LRU, qui a étudié 60 % des universités concernées par le passage à l’autonomie -relative-, pointent du doigt “l’avalanche de dispositifs qui tend à complexifier le système universitaire dont la lecture est jugée déjà bien difficile“.

Avec cette course à la performance, les lois successives (2006 la loi pour la recherche et 2007 la LRU sur l’autonomie des universités) n’auront pas été à la hauteur des espérances de Valérie Pécresse, ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche. Raté donc pour la lisibilité à l’international.

Entre l’Opération Campus de rénovation immobilière, les pôles de compétitivité, les regroupements en PRES (pôles de recherche et d’enseignement supérieur) ou en RTRA (réseau thématique de recherche avancée) et les “initiatives d’excellence”, on s’y perd… Et lorsque même ce comité de suivi démontre un manque de cohérence entre la mise en oeuvre de la LRU et le grand emprunt, peut-être faudrait-il songer à revoir les copies et à uniformiser les mesures pour les rendre intelligibles à l’étranger comme … en France.

Suivez nous sur Twitter et sur Facebook.