Passionné d'internet, d'économie et de politique, je m'intéresse particulièrement à la crise financière, aux nouveaux modèles économiques, aux monnaies alternatives et à tout ce qui participe à l'émergence d'une nouvelle économie post-capitalisme. J'ai fait partie de l'équipe d'owni de janvier à juin 2011, avant de prendre mon envol vers d'autres cieux médiatiques. Je blogue également sur Tête de Quenelle !, mon espace d'expression personnel.
The Huffington Post, le plus gros “pure player” du paysage médiatique américain vient d’être racheté par AOL, le portail de contenu, pour 315 millions de dollars (environ 230 millions d’euros).
Après le divorce entre AOL et Time Warner en 2009, le rachat de TechCrunch il y a quelques mois et aujourd’hui celui du Huffington Post, la stratégie d’AOL semble enfin prendre forme.
Dans un email destiné à tous les employés de AOL (sauf TechCrunch !) Tim Armstrong (CEO de AOL) explique que le rachat du Huffington Post « est au coeur de la stratégie de AOL et de notre focus 80-80-80 : 80% des produits domestiques sont consommés par des femmes, 80% du commerce se trouve à l’échelle locale, et 80% du business est généré par des influenceurs. ». Le message est donc clair : c’est l’audience du “Huffpo” qui intéresse AOL.
Le Huffington Post a été créé en 2005 par Arianna Huffington, et attire aujourd’hui environ 25 millions de visiteurs par mois (presque autant que le New York Times!), grâce notamment à la réputation des blogueurs recrutés par la fondatrice du site.
Celle-ci prendra d’ailleurs la tête du Huffington Post Media Group, une nouvelle filiale d’AOL spécialisée dans les contenus. Elle sera ainsi à la tête de prestigieux sites internet tels que TechCrunch et Engadget. Ce groupe pourrait cumuler plus de 117 millions de visiteurs uniques par mois.
Sources : Rue89, Business Insider