Programmeur repenti depuis un an, je suis maintenant journaliste et éditeur sur OWNI et OWNIsciences.com. Après avoir visité les rédactions de Politis et de Courrier International, j'ai intégré la soucoupe il y a quelques mois.
Blog : The Sound of Data Science
Hier soir, Wikileaks a discrètement publié 480 mémos concernant la Libye en collaboration avec Le quotidien britannique Daily Telegraph. Ces documents seraient susceptibles de montrer jusqu’où les pays occidentaux sont prêts à aller pour conserver de bon contacts commerciaux avec la Libye de Mouammar Kadhafi.
Dans ces mémos, le Telegraph a notamment découvert que le Ministère des affaires étrangères britannique aurait expliqué à la Libye comment faire sortir de prison légalement Abdelbaset al-Megrahi, jugé coupable du meurtre des 270 passagers de l’avion qui s’est écrasé en 1988 sur la ville de Lockerbie en Écosse. Les autorités britanniques auraient ainsi suggéré aux libyens de prétexter le cancer de Megrahi pour demander une libération pour raisons humanitaires. Le terroriste libyen a finalement été libéré et renvoyé en Libye où il a été accueilli comme un héros.
Le gouvernement britannique affirme pourtant n’avoir joué aucun rôle dans cette libération et que la décision avait été prise par l’exécutif écossais seul.
Les britanniques aurait décidé de donner cette information à la Libye après avoir subi d’énormes pressions sur leurs intérêts économiques dans le pays.
D’autres documents publiés hier soir par Wikileaks mettent en cause British Petroleum (BP). Ils relatent que la société pétrolière aurait cherché, via sa filiale russe TNK-BP, à trouver des accords financiers notamment avec la Birmanie, Cuba et le Soudan.
De même qu’ils avaient publié vendredi dernier environ 70 mémos sur l’Egypte, les équipes de Wikileaks semblent vouloir peser sur l’agenda politique avec la publication de ces documents. Il semblerait en effet que Kadhafi ait déclenché l’état d’urgence, anticipant la possibilité d’une contagion des mouvements protestataires tunisiens et égyptiens.
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Vous pourrez bientôt retrouver ces 480 nouveaux documents dans l’application StateLogs d’OWNI.
Vous pouvez aussi consulter notre page à propos de WikiLeaks.