Journaliste politique engagé et un brin utopiste, j'ai couvert la campagne présidentielle pour Marianne2.fr avant de m'ouvrir à l'économie. Enquêteur augmenté sur OWNI depuis septembre 2010, je cherche la petite bête dans les domaines de l'énergie, de l'écologie et des partis politiques.
Avec 33.000 personnes « vivant dans la rue » ou « en hébergement d’urgence », la France peut une fois de plus se vanter de dépasser de loin ses voisins européens. Elle arrive en effet au premier rang des états membres, avec 52 personnes sans domicile fixe pour 100.000 habitants, soit le double de l’Autriche (le deuxième plus mauvais pays) avec un taux de 27 pour 100.000
Issus d’une enquête de la Fédération européenne des Associations Nationales Travaillant avec les Sans-Abri, ces chiffres restent sujet à caution : les relevés ayant été effectués à différentes dates, et selon des méthodes variables. Récoltés selon une typologie visant à standardiser les critères européens sur la question des mal-logés (ETHOS pour European Typologie on Homelessness and housing exclusion), ces statistiques relèvent cependant la gravité du problème du logement dans l’UE.
Problème qui devrait faire l’objet de réflexion au sein des instances européennes suite à la Conférence européenne de consensus sur le sans-abrisme organisée les 9 et 10 décembre dernier qui avait donné lieu à une déclaration multi-partite du Parlement européen, notamment portée par l’eurodéputé française verte Karima Delli, demandant à :
développer une stratégie ambitieuse en faveur des personnes sans domicile et d’aider les États membres à mettre un terme au sans-abrisme.
Source : MyEurope.info.