La justice américaine enquête sur les proches de WikiLeaks à travers Twitter (MAJ)

par Stanislas Jourdan Le janvier 8, 2011

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À propos de l'auteur

Passionné d'internet, d'économie et de politique, je m'intéresse particulièrement à la crise financière, aux nouveaux modèles économiques, aux monnaies alternatives et à tout ce qui participe à l'émergence d'une nouvelle économie post-capitalisme. J'ai fait partie de l'équipe d'owni de janvier à juin 2011, avant de prendre mon envol vers d'autres cieux médiatiques. Je blogue également sur Tête de Quenelle !, mon espace d'expression personnel.


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MAJ du 11 Janvier : Lire l’article de Olivier Tesquet pour plus de précisions sur cette affaire

MAJ du 8 janvier: Sur Salon.com, le blogueur (et ancien juriste) Glenn Greenwald revient sur l’injonction transmise par le Département de la justice à Twitter. Il y précise plusieurs éléments dignes d’intérêt tout en fournissant une copie du texte (PDF):

  • D’autres individus proches de WikiLeaks ont reçu la même assignation, notamment le hacker néerlandais Rop Gonggrijp et l’une des éminences grises de Tor, Jacob Appelbaum, mais également le compte de WikiLeaks.
  • Le “subpoena” (l’injonction dans le droit anglo-saxon) réclame l’ensemble des adresses électroniques de la personne visée, les historiques de connexion et toutes les adresses utilisées.
  • Assange et WikiLeaks contesteront la procédure.

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Twitter va-t-il fournir les données personnelles de l’un de ses utilisateurs aux renseignements fédéraux américains ? Telle est la question qui risque d’agiter beaucoup de médias jusqu’au 18 janvier prochain, date butoir jusqu’à laquelle l’utilisatrice @birgittaj peut tenter de stopper juridiquement une demande de la justice américaine d’accéder à ses propres données.

En effet, la députée islandaise et activiste Birgitta Jónsdóttir affirme avoir reçu un message de twitter l’informant que la justice américaine a intenté une procédure auprès de l’entreprise afin d’accéder à l’ensemble de ses tweets depuis le 1er Novembre 2009 ainsi qu’aux données personnelles liées à son compte.

L’affaire est liée de près à wikileaks puisque Birgitta Jónsdóttir en fut une fervente supporter, allant jusqu’à donner un coup de main à l’organisation lorsque celle-ci préparait la publication de la vidéo de la bavure américaine en Irak, en avril 2010. Elle s’éloigna par la suite de Wikileaks en raison des accusations de “viol” contre Julian Assange (et de la détermination de ce dernier à en rester le porte-parole).

Enfin, notons que Birgitta Jónsdóttir fut pour beaucoup dans l’adoption par le parlement islandais de la résolution “Modern Media initiative” faisant de l’Islande un lieu idéal pour la liberté d’expression, et favorise ainsi l’activité de sites internet tels que Wikileaks.

Le combat de Mme Jónsdóttir pour les libertés numériques semble loin d’être fini puisqu’elle dispose de 10 jours pour trouver une parade à la tentative d’intrusion de la justice américaine dans les données privées de twitter. Selon Wired, elle serait pour cela assistée par des juristes de l’Electronic Frontier Foundation (EFF).

L’enjeu est important, non seulement pour wikileaks, mais également pour tous les autres usagers du service twitter.

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