Au sortir d'une année passée en Suède, j'ai débarqué en mai 2010 dans la soucoupe, alors en plein décollage pour y exercer les postes de community editor et de journaliste. En septembre, je suis retourné sur les bancs de Sciences Po Paris pour y poursuivre mes études. Mais quitter la soucoupe fut plus dur que d\’y entrer, et je poursuis depuis lors une collaboration (très) régulière avec OWNI. Vous pouvez me lire sur twitter, mais aussi ici ou là.
Ce matin, à 10h30 heure française, le fondateur de WikiLeaks Julian Assange s’est rendu dans un poste de police londonien, selon un communiqué publié par les autorités.
Il est sous le coup d’un mandat d’arrêt d’Interpol concernant une affaire de viol et de violences sexuelles, qu’il est soupçonné d’avoir commis en Suède en août dernier.
Le tribunal du district de Westminster nous a confirmé par téléphone que l’audition de Julian Assange concernant une éventuelle extradition vers la Suède aurait lieu à 15 heures.
Une manifestation en soutien à Assange est prévue cet après-midi à Londres.
Contacté par OWNI en début d’après-midi, le tribunal n’a pas voulu se prononcer sur la décision du tribunal ni sur les délais attendus, notamment si l’avocat de Julian Assange fait appel de la décision.
Le réalisateur Ken Loach, le journaliste John Pilger et Jemima Kahn, présents à l’audience, avaient proposé 20 000 livres chacun pour payer la caution de Julian Assange, en vain. En tout, 120 000 livres étaient sur la table. Mais le juge Howard Riddle a refusé la libération de Julian Assange et l’a placé en détention provisoire jusqu’au 14 décembre.
L’audience qui s’est tenue à Londres avait un surtout un but procédural : demander formellement à Julian Assange s’il consentait à son extradition. L’Australien a répondu par la négative et ses avocats ont fait savoir qu’ils se “battraient” contre toute décision d’extradition.