L’ombre de “l’internet civilisé” de N. Sarkozy

par Julien Goetz Le octobre 21, 2010

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Tours, France Bleu, France Inter, entrepreneuriat, Radio France Multimédia, freelance, planches, écritures et autres mots clés. Tant que ça émoustille, frétille d'envies, réinvente l'instant, déborde d'imaginaire, questionne le monde, que ça ne craint ni la folie ni l'humilité et que dansent les mots, les airs et les idées, alors ça me colle à la peau. Donc OWNI, forcément.


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Alors que Bernard Kouchner s’apprête à réunir le 29 octobre prochain une conférence internationale consacrée à la liberté d’expression sur Internet, Nicolas Sarkozy a décidé de s’immiscer dans le débat par le biais d’un courrier adressé au Ministre des Affaires Étrangères. Le document, rendu public par la Quadrature du Net, réaffirme les intentions du chef de l’État en ce qui concerne le futur du réseau.

Sous la plume du président français, Internet est cerné par les termes “zone de non-droit”, “règles”, “vulnérabilité”, “criminalité” et même “cybercriminalité”. Un argumentaire qui oriente clairement les débats de cette conférence vers des thématiques sécuritaires. Outre le fait qu’il compte mettre le sujet sur la table du G8 lors de la présidence française, Nicolas Sarkozy se fait le promoteur des initiatives hexagonales en la matière :

Je souhaite qu’elle contribue à la nécessaire pédagogie pour un Internet respectueux des droits de tous et qu’elle soit aussi l’occasion de promouvoir les initiatives de régulation équilibrées prises par la France au cours de ces trois dernières années, en particulier la loi Hadopi dans le domaine du droit d’auteur, dont le parlement européen vient d’appuyer la démarche, et les mesures prises pour combattre les nouveaux phénomènes de cybercriminalité.

Une manière de mettre les points sur les “i” et d’imposer sa marque – sécuritaire – sur cette conférence. Jérémy Zimmermann, porte-parole de la Quadrature du net, fulmine :

Cette conférence internationale sur la liberté d’expression pourrait bien devenir le cheval de Troie de la vision d’Internet répressive et rétrograde de Sarkozy et ses amis. Le risque est grand de voir la vision française d’un internet répressif exportée au reste du monde.

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