Dans un communiqué de presse (pdf) reçu aujourd’hui samedi 4 septembre, l’Hadopi “dénonce les fausses affirmations répandues” par Sos-hadopi, un service commercial d’“assistance juridique et technique personnalisée” lancé par Renaud Veeckman, Jérôme Bourreau-Guggenheim et Christophe Berhault.
Dans la présentation du service, dans le cadre de son lancement à la Cantine (Paris) le 13 septembre prochain, on peut lire que, l’internaute «sera obligé d’installer un logiciel dit de sécurisation, véritable spyware censé consigner l’ensemble de ses activités numériques. Par analogie, dans le monde réel, cela reviendrait à installer une caméra de surveillance dans son appartement afin de surveiller ses moindres faits et gestes ». Et que le service permettra « aux internautes de prouver leur innocence sans avoir recours à l’installation de ce logiciel espion ».
“Ces affirmations sont totalement mensongères” réagit l’Hadopi, qui “dénonce cette pratique et les amalgames effectués par les promoteurs de ce service commercial”.
La haute autorité réfute le caractère obligatoire de l’installation d’un moyen de sécurisation par les internautes pour «prouver leur innocence» ainsi que la présomption de culpabilité de l’internaute : “à aucun moment l’internaute n’est présumé « coupable » dans la procédure de réponse graduée mise en œuvre par l’Hadopi”. Elle estime également que qualifier de «spyware» le moyen de sécurisation, en l’état de projet, est “tendancieux et inexact”.
L’autorité indépendante conclue en se disant “ouverte au dialogue”, mais opposée “à toute tentative de désinformation qui ferait de l’usager l’otage de querelles idéologiques”.
Maj : Sur twitter, Sos-hadopi a réagi : “Oh non, notre initiative est condamnée par la haute Autorité ! Merde, alors”.