Sur le blog Freakonomics du New York Times, Kal Raustiala et Chris Sprigman, deux professeurs en droit et experts en contrefaçon et propriété intellectuelle, s'interrogent sur le fait que les recettes de cuisine n'étant pas protégées par le droit d'auteur, chacun peut librement les copier. Et pourtant la créativité culinaire est florissante. Extrait :
"Selon la sagesse conventionnelle, un système comme celui-ci ne devrait innover. La raison d'être du droit d'auteur étant de promouvoir la créativité par la protection des créateurs des pirates. Mais dans le monde de l'alimentation, les pirates sont partout. (...) Mais le monde réel ne suit pas cette logique. En fait, nous vivons un âge d'or de la cuisine. Des milliers de nouveaux plats sont créés chaque année dans les restaurants du pays. La qualité de la cuisine américaine est très élevée. Le mouvement que l'on appelle la gastronomie moléculaire a innové dans une myriade (et souvent bizarres) de façons qui se sont infiltrées jusque dans les restaurants les plus modestes du monde entier. (...) Le point clé est que la créativité culinaire est florissante, et cela ne dépend pas du droit d'auteur. Comme la mode, la nourriture remet en question nos idées préconçues sur l'économie de l'innovation -- et devrait peut-être aussi remettre en question nos règles juridiques".
Sources :
- Who Owns the Korean Taco? (Freakonomics)
- Lack Of Food Copyright Helps Restaurant Innovation Thrive (TechDirt)