La Sacem américaine appelle aux dons pour combattre les Creative Commons

par Martin Untersinger Le juin 24, 2010

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À propos de l'auteur

Au sortir d'une année passée en Suède, j'ai débarqué en mai 2010 dans la soucoupe, alors en plein décollage pour y exercer les postes de community editor et de journaliste. En septembre, je suis retourné sur les bancs de Sciences Po Paris pour y poursuivre mes études. Mais quitter la soucoupe fut plus dur que d\’y entrer, et je poursuis depuis lors une collaboration (très) régulière avec OWNI. Vous pouvez me lire sur twitter, mais aussi ici ou .


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Le compositeur américain Mike Rugnetta a dévoilé sur twitter (ici et ) le message pour le moins surprenant envoyé à ses adhérents par l’ASCAP, l’équivalent américain de notre SACEM. L’organisation chargée de gérer les droits d’auteurs des musiciens aux États-Unis invite en effet ses adhérents à contribuer au financement de la lutte contre les “forces” qui je cite “veulent que notre musique soit complètement gratuite”.

En ligne de mire de l’organisation, l’Electronic Frontier Fundation, Public Knowledge et la fondation Creative Commons, toutes des organisations militant pour plus de droits et de libertés sur Internet, mais surtout pour le Copyleft – une “famille” de licences permettant la distribution libre d’une oeuvre. Le grand danger selon l’ASCAP ? Que ces dernières fassent pression sur le Congrès et “compromette le copyright”. L’ASCAP l’affirme sans ambages “ces organisations ont pour mission de propager l’idée que notre musique soit gratuite”. L’organisation ne recule devant aucune exagération, et voit même derrière ces fondations des “compagnies hi-tech au porte-monnaie bien fourni”.

Si les organisations attaquées par l’ASCAP défendent en effet le Copyleft comme alternative au copyright traditionnel, ce n’est en aucun cas dans l’optique de généraliser la gratuité de la musique ou pour aller à l’encontre de l’intérêt des artistes. Le seul point positif dans cette affaire, c’est qu’on a la preuve que la France n’a pas le monopole de la bêtise.

> Source : Boing Boing

> En France, la Sacem voit les Creative Commons d’un assez bon oeil.

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